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Extensions urbaines & développement durable : Les éco-quartiers, éléments d‘une politique urbaine gl Les politiques d’urbanisme - planification et urbanisme opérationnel - ont un impact considérable sur le devenir des territoires. Les enjeux environnementaux nous conduisent à reconsidérer les pratiques actuelles à l’aune du développement durable, tant du point de vue des exigences à se fixer que des manières de faire (1). À la difficulté d’adapter les modèles en vigueur, s’ajoute celle d’agir dans le cadre des stratégies actuellement à l’oeuvre qui sont souvent autant d’obstacles (le foncier comme richesse à valoriser, les idées reçues sur la ville et la densité, les quartiers figés hérités de la fin du XX siècle, ...) Des outils et stratégies émergent, parmi lesquels les éco-quartiers ou quartiers durables visent à apporter des solutions qualitatives (méthodologiques et concrètes) à la question des extensions urbaines, en prenant en compte la société et le long terme.Un éco-quartier s’inscrit dans la continuité des projets territoriaux environnants et bénéficie aussi aux territoires limitrophes. Il doit justifier d’une qualité significative sur les trois piliers du développement durable : environnemental, économique, social et sociétal. Il gère de façon cohérente les sept dimensions : eau, déchets, biodiversité, mobilité, sobriété énergétique, énergies renouvelables, densité et formes urbaines, éco-construction (2). Un quartier durable ne peut être réduit à une addition de « performances ». Il a pour premier rôle de trouver et renforcer les cohérences à toutes les échelles d’intervention, depuis l’échelle territoriale (situation urbaine, insertion, desserte), celle du quartier (maillage viaire, forme urbaine, gestion climatique, mixités...), jusqu’à la qualité finale de chaque construction et aménagement (orientation des constructions, performances thermiques, qualité de l’architecture, des matériaux, gestion des chantiers...). Il naît d’un processus cohérent de programmation, de conception, puis de gestion. Au-delà des intentions, il traduit concrètement les ambitions à mettre en oeuvre.Le quartier, échelle pertinente d’un projet urbain durableLes éco-quartiers urbains prennent place dans les territoires soumis à une pression foncière et une forte demande d’implantation de nouveaux habitants. Un choix pertinent des sites est nécessaire pour constituer une « opportunité d’aménager durablement » (3) et trouver un équilibre entre l’échelle de la situation urbaine et celle du projet. De quelques logements dans un bourg ou un hameau, à plusieurs hectares en agglomération, en travaillant aussi bien sur l’existant que sur des projets neufs, il s’agit de recomposer un ensemble organique, fonctionnel. Le quartier participe alors à l’« écosystème » urbain. Comme organisme vivant, il est le lieu d’échanges entre un milieu et ses éléments : porosité des tissus et perméabilité du réseau de desserte ; connections vers les équipements, services et commerces ; maillage des réseaux techniques ; évolutivité des tissus et des constructions ; mixité fonctionnelle des tissus, pluralité des usages des espaces publics… Un éco-quartier se décline à l’échelle locale à partir des grandes lignes de politique urbaine, dans les différentes stratégies sectorielles et veille à assurer : - La cohérence avec les politiques de planification supra-communales - La desserte par les transports en commun et l’accessibilité des services urbains - la gestion économe de l’espace - la diversité sociale et générationnelle de la population du quartier - Une exposition climatique favorable des espaces et constructions - La diversité fonctionnelle - La qualité des espaces et des architectures - La réduction des consommations énergétiques - La maîtrise de l’impact environnemental du projet : insertion paysagère et urbaine, préservation des milieux naturels et de la biodiversité, maîtrise des consommations énergétiques, maîtrise des pollutions et réduction des déchets, économie du cycle de l’eau etc… - Un espace de cohésion sociale renforcée par la gouvernance et la concertation.La conception d’un quartier durable s’appuie sur un processus particulier : - une réflexion poussée en amont sur les besoins et sur le territoire à une échelle suffisamment vaste pour replacer le site dans son contexte et dans les enjeux locaux - l’implication des riverains et des futurs usagers - une gouvernance élargie aux riverains et futurs usagers considérés comme « experts-usagers » et aux partenaires institutionnels et responsables qualifiés - l’intégration de nouvelles considérations, notamment les coûts globaux et les économies d’énergies et de consommation des ressources - le suivi du quartier pour pérenniser son fonctionnement et son identité, et l’adapter aux évolutions nécessaires au cours du temps. La compétence et la pluridisciplinarité des équipes de maîtrise d’oeuvre sont des facteurs essentiels de qualification des projets, tant en termes de programmation que de conception. Les enjeux et les réalisations varient selon les situations territoriales et les types de quartiers. Des questionnements clés doivent être intégrés à la réflexion et une base méthodologique cohérente mise en place, mais chaque projet est unique et demande des ajustements méthodologiques permanents. En milieu urbain, il sera le plus souvent un quartier neuf, d’échelle assez importante, dans lequel l’accent est mis sur la qualité de vie offerte aux futurs usagers. En milieu rural, il concernera notamment la revitalisation du patrimoine bâti et des services existants. L’efficacité environnementale des projets bien étudiés n’est plus à démontrer. Ainsi, « la densité moyenne des opérations d’aménagement organisées est de 23,5 logements/ha, contre moins de 7 dans le diffus. Dans un contexte où la production de logements reste insuffisante au regard de la demande, une augmentation de la production en secteurs organisés est à privilégier.(4) » Si tout projet ne fait pas un éco-quartier, il est possible, souhaitable et nécessaire d’intégrer le développement durable dans les opérations courantes, pour réinvestir la notion de projet urbain et éviter de réduire les aménagements à de simples découpages fonciers. La réaction aux opportunités foncières, les modifications hâtives de POS ou PLU, sont autant de pièges, à la poursuite d’un résultat immédiat, trop souvent à l’origine de projets « peu durables ». Un éco-quartier est d’abord planifié, programmé et évalué.
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UNIVERSITÉ D'ÉTÉ DES CAUE > DESTINATION CLERMONT-FERRAND
30, 31 août et 1er Septembre 2010
VALEURS D'EXEMPLES
- 1er palmarès de l'architecture et de l'aménagement
Le CAUE et le Conseil général du Puy-de-Dôme créent « Valeurs d’exemples », le premier palmarès départemental de l’architecture et de l’aménagement qui se tiendra périodiquement et dont la première cession a lieu en Juin 2009.
Il s’agit de mettre en valeur la qualité des réalisations publiques ou privées de notre département.
30, 31 août et 1er Septembre 2010
Bienvenue à Clermont-Ferrand, en terre d’Auvergne. Toute l’équipe du CAUE du Puy-de-Dôme est heureuse de vous accueillir dans la cité de Pascal pour l’Université d’été.
Comme vous l’imaginez, la convivialité sera au rendez-vous. Dégustations de Saint-Nectaire, de Fourme d’Ambert ou de Gaperon, accompagnées des meilleurs crus Côtes d’Auvergne, les saveurs de la région seront servies sur un plateau. Ce 30 août sera date anniversaire. Le CAUE du Puy-de-Dôme soufflera ses 30 bougies.
- université réservée aux membres des CAUE -
- photos 1 et 3 C. Camus - photo 2 L. Combe -
Résultats du Palmarès départemental de l’architecture et de l’aménagement.
Le 22 juin 2009 a eu lieu à la Chapelle des Cordeliers de Clermont-Ferrand, la remise des prix des réalisations distinguées par ce 1er Palmarès.
S'INSCRIRE DANS LE SITE : maison individuelle à Thiers.
Un programme simple - une habitation pour un couple dans un site complexe en surplomb de la vallée des Usines, de surcroît inscrit dans le périmètre protégé de la chapelle St-Roch.
L'orientation et la configuration très particulière du terrain déterminent l'organisation sur la parcelle : la maison sera implantée sur la limite nord, libérant ainsi le maximum d'espace au sud, ouvert sur la ville et la Limagne
ACCESSIBILITE, rendre plus facile l'usage de l'espace public
La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a défini un délai maximum de 10 ans
- jusqu'au 1er janvier 2015 au plus tard - pour la mise en accessibilité des établissements recevant du public, du cadre bâti, de la voirie, des transports existants….
Les décideurs publics et privés, les administrations, les collectivités territoriales, les promoteurs publics et privés, les autorités organisatrices de transports… ne se sont pas tous encore appropriés cet enjeu majeur.
Agricultures et paysages, bilan de la semaine du 11 au 15 mai 2009
Producteurs, consommateurs, quels paysages souhaitons nous ? La semaine Agricultures & Paysages, organisée par la Fédération Nationale des CAUE, de nombreux CAUE et Unions régionales,s'est tenue du 11 au 15 mai 2009 dans différentes régions de France. Beaucoup de CAUE, dont celui du Puy-de-Dôme, ont participé ou organisé des évènements de portée Départementale, Régionale et Nationale, avec, en clôture de la semaine, le colloque à dimension européenne dans les locaux du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche à Paris.Une soixantaine d'élus et de professionnels de CAUE ont participé à cet événement, ainsi que des professionnels et représentants institutionnels des services de l'Etat, de collectivités territoriales, d'organismes consulaires, d'organismes de recherche, d'associations....
Les classes maternelles étaient dispersées sur deux sites, de partet d'autre du parc E. Chabrier : l'une rue St-Joseph, l'autre dans le bâtiment devenu aujourd'hui la mairie annexe. Le regroupement des neuf classes maternelles sur un même site constituait la base du programme.
MONTJOIE, échanges sur la valorisation d’un village
En 2008, la Commune de Youx a sollicité le CAUE afin de la
conseiller et l’accompagner dans son projet d’aménagement de
la Place des Mineurs du village de Montjoie. Il a été envisagé de
réaliser une « loupe » sur ce village pour avoir une vision et une
connaissance à la fois plus précise et plus globale de ce site.
Ce travail a fait l’objet d’un stage de deux mois réalisé par François
TROUVET, étudiant en Master 1 à l’Ecole Nationale Supérieure
d’Architecture de Clermont-Ferrand.